Don Bénévole de sang: histoire 3

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L’histoire suivante, très émouvante est une histoire vraie, racontée par celle qui l’a vécu, Mlle A. G.

 

Une histoire vraie.

J’avais 3 ans quand cette maladie m’a affaibli en moins de 72 heures.

J’avais une forte fièvre, je vomissais du jaune, j’étais très fatigué.

Faute de moyens, mes parents me donnaient les premiers soins à la maison (enveloppement froid, paracétamol, tisanes, prières…). Cependant, mon état s’empirait; j’étais de plus en plus faible, j’avais du mal à respirer.

Déboussolés, mes parents me conduisirent au CNHU de Cotonou, Bénin. (Appelé aujourd’hui CNHU-HKM). Ils étaient tous paniqués, ils n’avaient que 5000f CFA.

J’atterris donc aux urgences pédiatriques où très vite, je fus prise en charge par une équipe très professionnelle et humaniste.

Je faisais un Paludisme Grave dans sa forme anémique (c’était leur diagnostic). J’étais à 4,8g/dL d’hémoglobine. Il fallait me transfuser en urgence. Ils m’ont mise sous oxygène et ont démarré les premiers soins en attendant les poches de sang.

Et c’est là que les peines de mes parents commencèrent.

En effet, le sang n’était pas disponible à Cotonou, mes heures étaient comptées. Mes parents firent le tour de plusieurs grandes villes pays: Porto-Novo, Ouidah, Comè, Abomey à la recherche de ce liquide précieux. C’était pénible…

 

Ils revinrent finalement avec deux poches de sang B+ qui m’ont sauvé la vie en urgence…

Aujourd’hui j’ai grandi, j’ai 24 ans, je suis étudiante en fin de formation de médecine générale.

Demain je serai pédiatre afin de sauver des milliers d’enfants. C’est ma  manière de payer ma dette envers  l’humanité…

Merci à mes parents et surtout à l’équipe soignante des urgences pédiatriques du CNHU-HKM qui était de garde ce jour-là (10 Août 1997). Vous vous êtes non seulement empressés de me prendre en charge avec un grand professionnalisme, mais aussi vous avez fait une collecte entre vous pour venir en aide à mes parents. Vous m’avez sauvé la vie.

Merci surtout à ces donneurs anonymes dont grâce au sang je suis toujours en vie aujourd’hui. Je dois ma vie à Dieu et à vous.

Le paludisme grave dans sa forme anémique est une complication grave du paludisme qui tue chaque jour des millions d’enfants au Bénin, en Afrique et dans le monde. Et le plus souvent, la survie de ces enfants ne dépend que de ce liquide précieux qu’est le sang…

Donnons un peu de notre sang pour sauver les vies de ces êtres innocents, espoirs de demain.   C’est une action d’une grandeur inestimable.

Moi je suis donneuse depuis l’âge de 18 ans et je suis fière de l’être.

 

C’était mon histoire, l’histoire de ma vie.

Mlle A. G.

 

ONG FAITH

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